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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 15:00

Storia generale delle droghe - Volume II

 

 

 

 

Il secondo volume dell'opera di Pomet si apre con il Libro I dedicato alle Gomme. Si distinguono, egli sostiene, due specie di Gomme: le Gomme acquose e le Gomme resinose. Vi sono alcuni che ne aggiungono una terza e che essi chiamano irregolari che presentano delle difficoltà a dissolversi nell'acqua e nell'olio, come la Mirra o il 

 

 

 


 

 

Le deuxième tome de l'oeuvre de Pomet s'ouvre sur le Livre I consacré aux Gommes On distingue, dit-il, deux sortes de Gommes : les gommes aqueuses et les Gommes résineuses. Il y en a qui y ajoutent une troisième, qu'ils nomment irrégulières qui ont de la peine à se dissoudre dans l'eau et dans l'huile, comme la Myrrhe ou le Benjoin. Le premier chapitre s'ouvre sur la Manne, dont Dieu nourrit les Israélites dans le désert, et se poursuit avec la Gomme-Gutte, puis la Gomme Arabique. "La Gomme Arabique, Thebaïque, Sarracene, de Babylone ou Achantine, ou d'Acacia d'Egypte, qui est le nom des arbres qui la portent, est une Gomme blanchâtre en petites larmes, qui découle de plusieurs petits arbres fort épineux, dont les feuilles sont si petites, qu'à peine les pourroit-on compter, qui se trouvent en quantité dans l'Arabie Heureuse, d'où elle a tiré son nom. cette Gomme nous est apportée en France par la voye de Marseille".


Pomet rapporte les propos de Sieur le Maître de janvier 1694 : "C'est des Maures que nous avons la gomme Arabique ; ils la ceuillent dans les Deserts de la Lybie intérieure. Elle croît aux arbres qui la portent, comme celle qui vient aux Cerisiers & aux Pruniers en France. ils la viennent vendre un mois ou six semaines avant l'inondation du Niger".

 

 

Parmi les nombreuses Gommes décrites par Pomet, ce dernier évoque le Camphre, résine fort combustible, dit-il, venant darbres qui croissent en quantité dans l'Isle de Bornéo, & autres endroits de l'Asie, & même dans la Chine. Les habitans des lieux où croissent ces arbres, incisent les troncs, d'où il en sort une gomme blanche, qui se trouve au pied de l'arbre en petits pains, & qui est envoyée en Hollande pour y être rafinée. Pomet indique également que le Camphre guérit les inflammations des yeux, appaise la douleur de la brûlure avec de l'eau de Rose, de l'eau de Plantin ou de Morelle, il appaise la douleur de tête ; il est chaud naturellement et froid par accident comme le vinaigre... L'on tire du Camphre par le moyen de l'esprit de Nitre, une huile de couleur d'ambre, qui sert pour la carie des os. 

 

 

 

 

Poursuivant ce très long chapitre sur les Gommes, Pomet en vient à décrire le Baume de Judée, que nous appellons ordinairement Opobalsamum, ou Baume d'Egypte, ou du Grand Caire. Jerico étoit autrefois le seul endroit du monde où croissoit le vrai Baume ; mais depuis que le Turc s'est rendu Maître de la terre-Sainte, il en a fait transpnater les arbrisseaux dans son Jardin de la Matarée au grand Caire, où ils sont gardez par plusieurs Janissaires, pendant que le Baume en coule.

Un de mes amis,
 précise Pomet, qui a été au Caire, m'a assuré que l'on ne pouvoit voir ces arbrisseaux, que par dessus les murs d'un Clos où ils sont, & dont l'entrée est défenduë aux Chrétiens. A propos du baume, il est presque impossible d'en pouvoir avoir sur les lieux, si ce n'est par le moyen des Ambassadeurs à la Porte, à qui le Grand seigneur en fait present, ou par le moyen des janissaires qui gardent ce précieux Baume.

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pomet poursuit ce Livre I avec un long passage sur le fameux Baume de M. le Commandeur de Perne et ses propriétés nombreuses : Il n'y a point de coup de fer ou de feu, pourvu que la playe ne soit pas mortelle, qu'on ne guerisse dans huit jours, en y mettant du baume...Pour la colique, ce Baume est admirable...Pour la Goutte, il est souverain... Pour le mal des Dents, il est merveilleux,etc.... Toujours dans le chapitre des Gommes, Pomet donne une longue description de la Therebentine, une liqueur visqueuse, gluante, résineuses, huileuse, claire & transparenteNous vendons, dit-il, trois sortes de Therebentines : la Therebentine de Chio, la Therebentine du bois de Pilatre, & la Therebentine de Bourdeaux.

 

 

Pomet explique longuement les propriétés de ces Thérébenthines et indique que la seconde, la Thérébenthine de bois de Pilatre en Forêt (vendu faussement sous le nom de Thérébenthine de Venise) est la plus utilisée en raison de ses multiples propriétés. elle est en effet, selon Pomet, apéritive, vulnéraire, diurétique, nephretique, & employée pour la guérison des ulcères des Rheins & les gonnorhées, prise en bol depuis demie jusqu'à une dragme, & en lavement depuis demie jusqu'à une once. il faut la dissoudre avec quelques jaunes d'oeufs. Elle entre dans les baumes, onguents, emplâtres, & autres compositions galéniques.

 

 

 

 

 


Le Livre II de Pomet, après le chapitre des Gommes, traite le Suc."Le mot de Suc, signifie une substance liquide, qui fait partie de la composition des Plantes, & qui se communique à toutes les autres parties, pour servir à leur nourriture & à leurs accroissements ; le Suc est aux Plantes ce que le Sang est aux Animaux".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pomet commence ce chapitre avec la Scamonnée, la Scammonée de Smyrne, puis poursuit avec  l'Opium "que les Turcs appellent Amphiam". C'est une liqueur blanche comme du lait, qui découle de la tête des Pavotsblancs par le moyen des incisions qu'on leur fait. Cette liqueur étant écoulée, elle s'épaissit, & change sa couleur en brune : voilà ce que c'est que le véritable Opium, dont les Turcs font un si grand usage, & dont ils se peuvent nourrir pendant un jour ou deux , sans prendre aucune autre nourriture, ce qui leur est d'un grand secours ; & lorsqu'ils veulent se battre, ils en prennent par excès, ce qui les met hors du bon sens, & ensuite vont au combat tête baissée, sans se soucier du danger.
 

 

Pomet précise par ailleurs qu'il y a une autre forme d'Opium, qui découle des Pavots noirs (représentés à gauche) et que le mot opium vient du Grec Opon, ou Opion, qui signifie Suc. Il indique enfin que les Urcs tirent aussi le suc d'une autre plante que l'on appelle Glaucium et que l'on voit à gauche de l'image. Cette Plante est semblable au Pavot cornu, qu'ils mêlent avec le suc des Pavots, & du tout ensemble font une masse
 

 

La dernière plante décrite par Pomet est le Roucou, que les Indiens appellent Achiotl, ou Vrucu, & les Hollandais Orleane, & nous Roucou. Pomet précise que c'st une fécule que les habitants des Isles du levant & de Saint Domingue tirent d'une petite graine rouge qui se trouve dans une gousse. il décrit la fabrication du Roucou (dessin ci-dessous).

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


   
 

 


 

Le fruit est une graine rouge, qui se trouve en grande quantité dans de grosses gousses rondes. Quand on a tiré cette graine de ses  gousses, on la pile, & on l'exprime à la presse pour en tirer le suc, que l'on expose ensuite dans un lieu chaud, pour en faire évaporer l'humidité, & quand est epaissi à peu près comme la pâte, on en fait des masses de différentes formes, qui étant entièrement desséchées, sont proprement ce qu'on appelle Achiols. Le Roucou est astringeant, convient dans les hemorragies, crachemens & pertes de sang, & autres maladies de pareille nature. il est fort en usage par les Teinturiers. on s'en sert aussi pour donner une couleur jaune à la Cire, après l'avoir délayé avec tant soit peu d'huile de Noix, & jetté dans la Cire fondue...
 

 
 

Pomet passe ensuite aux domaine des Animaux qui est le titre du Livre Troisième de ce Tome II. Curieusement, il commence ce chapitre par les Momies (Des Mumies) "qui contient en soi toutes les parties du corps humain. C'est le dessin que l'on voit ci-dessous. Pomet donne une longue description de ce que sont les "Mumies" et précise que ces dernières sont employées en Médecine pour le sang caillé ; elle convient dans les affections froides de la tête, à l'épilepsie, aux vertiges, à la paralysie, prise au poids de deux dragmes en poudre dans quelques opiattes convenables, ou en bol avec quelques sirops. elle resiste à la gangrène, consolide les playes,  & est encore employée pour quelques compositions galéniques. 




Après avoir passé en revue l'Axonge (ou graisse humaine), l'Usnée humaine (mousse verdâtre provenant des têtes de morts), Pomet consacre une page à la Licorne que la Naturalistes nous dépeignent sous la figure d'un cheval, ayant au milieu du front une corne en spirale, de deux à trois pieds de long, nous dit-il. Mais Pomet précise : Comme l'on n'a pu, jusques aujourd'hui, sçavoir la vérité de la chose, je dirai que celle que nous vendons sous le nom de Corne de Licorne, est la Corne d'un Poisson que les Islandais appellent Narwal.   




Cette licorne, dit Pomet, était autrefois beaucoup en usage, à cause des grandes propriétés que les anciens lui attribuaient, principalement contre les poisons. Ambroise Paré, dans un petit Traité qu'il a composé de la licorne, dit que dans l'Arabie déserte, il s'u trouve des Anes sauvages, qu'ils appellent Camphurs, portant une corne au front, avec laquelle ils combattent contre les Taureaux, & dont les Indiens se servent pour se garantir de plusieurs maladies, particulièrement les veneneuses, & qu'en Arabie, près de la Mer rouge, il se trouve un autre animal que ces peuples appellent Pirassoupi, qui a deux cornes longues, droites et en spirale, dont les Arabes se servent lorsqu'ils sont blessez ou mordus par quelques bêtes venimeuses, la mettant tremper pendant six ou sept heures dans de l'eau qu'ils boivent pour se garentir

 

 
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Parmi les autres animaux décrits par Pomet, il y a bien sûr le Bezoar, le Musc, la Civette, le Rat musquez, le castor, l'éléphant, le Rhinocéros, etc. Une page d'llustration (ci-dessus) est consacré aux oiseaux comme l'Autruche, avec ses plumes "qui servent d'ornement aux Capeaux, aux lits, & aux Dais". Mais Pomet précise que sa graisse est émolliente, résolutive & nervale. il parle aussi de l'Aigle. De tout cet oiseau, dit-il, nous ne vendons qu'une espèce de pierre qui se trouve à l'intérieur des trous où les Aigles font leurs nids... Cette pierre nous est apportée par les Pellerins de Saint Jacques en Galice. On attribue de grandes propriétez à cette pierre , sçavoir de faire accoucher les femmes heureusement & d'empêcher qu'elles tombent lorsqu'elles sont grosses. Pomet évoque également le Vautour, l'Hirondelle et la Frégate, un oiseau que les Indiens appellent ainsi à cause de la vitesse de son vol. "L'huile ou la graisse de ces animaux est un souverain remède pour la goute sciatique, & pour toutes les autres provenantes de cause froide. on en fait un grand cas dans toutes les Indes comme un médicament précieux".



Pomet parle également des Cantharides qui sont des mouches que les paysans des environs de Paris
nous apportent, dit Pomet, qui se trouvent en quantité sur les Frênes, sur les Rosiers, & sur les bleds. L'usage des Cantharides est pour l'extérieur, étant un fort grand vessicatoire ; c'est le sujet pour lequel les Apoticaires en font la base de l'emplâtre, surnommé vessicatoire. Elles sont cahudes, dessicatives, résolutives, etc... Le dessin ci-dessus évoque les Abeilles, ou mouches à miel. Quelques Naturalistes veulent que l'origine des Abeilles viennent du Lion & du Boeuf morts, & qu'au lieu de vers qui sortent ordinairement du corps des autres animaux, il sort du corps du Lion & du Boeuf, des Abeilles ou des Mouches à miel. Pomet décrit longuement le travail des abeilles, de la manière de receuillir le miel, le miel lui-même, ainsi que la Cire jaune et de la Cire blanche. Nous tirons du miel, dit Pomet, par le moyen de la distillation, une eau, un esprit et une huile qui sont estimez propres pour faire croître les cheveux, & pour effacer les taches du visage. On attribue à l'esprit du miel, bien rectifié, la faculté de dissoudre l'or et le plomb. On peut aussi tirer du miel qui a fermenté un vinaigre... On en tire encore un sel fixe qui est apéritif, propre pour fondre & attenuer les humeurs visqueuses.




Toujours dans le Livre III, Pomet consacre un passage à la Vipère, mais surtout à tous les médicaments composés qui lui étaient associées : Thériaque, Orviétan, Mitridat, Trochisques... Pomet indique que la Vipère est une espèce de Serpent qui se trouve en abondance en plusieurs endroits de la France, mais principalement dans le Poitou, d'où nous faisons venir presque toutes les Vipères que nous vendons à Paris.

Après un très long Livre III, le Livre suivant (Livre IV) du Tome II de Pomet porte sur "Les Fossiles": "J'entends par le mot de Fossille, généralement tout ce qui se rencontre dans les entrailles de la terre, comme sont les Métaux, les demi-Métaux, les Minéraux, les Bitumes, les Pierres & les Terres.Il fait une longue préface sur la définition de ces différents termes, en commençant par le mot Métal "un corps dur & d'une substance égale en toutes les parties, qui se fond au feu, qui est ductille, et qui s'étend sous le Marteau, & qui est différent des Mineraux, Bitumes, Pierres & Terres... Il y a bien de la constestation touchant le nombre des Métaux, les uns veulent qu'il y en ait neuf, les autres sept, & les autres six, en ce qu'il veulent que le vif-argent, l'étain de galce & la fonte passent pour Métaux, mais comme cette opinion n'est pas bien fondée, en ce que l'Etain de Glace & la Fonte sont des choses composées, je maintiendrai à ceux qui ont conclu qu'il n'y en avoit que sept qui répondent aux sept Planettes, & aux sept jours de la Semaine...


Dans ce long chapitre des "Fossiles" décrits par Pomet (l'Or, l'Argent, le Cinabre, de l'Etain, etc.), il y a une seule page d'illustration (extrait ci-dessus) qui illustre un passage consacré aux Mines du Frioul, mines de mercure situées à une journée & demie ou environ de Corentia, en tirant vers le Nord. Pomet donne des précisons sur l'obtention du mercure et les conditions de travail : "Les Machines dont on se sert dans ces Mines sont admirables. les roues sont les plus grandes que j'aye vûes de ma vie, & sont toutes mûës par la force de l'eau que l'on fait venir à peu de frais, d'une montagne qui est à trois mille de là. L'eau que l'on tire de la Mine par le moyen de 52 pompes, 26 de chaque côté, est employée à faire mouvoir d'autres roues, qui servent à differens usages. Les Ouvriers ne sont payez qu'à raison d'un Jule par jour, & ne durent pas long-tems à ce travail. Car encore qu'il n'y en ait point qui soient plus de six heures sous terre, ils deviennent tous paralytiques, & meurent hétiques, les uns plutôt, les autres plus tard". 

Les derniers Livres du Tome II de Pomet sont consacrés respectivement aux Minéraux (Livre V), aux Bitumes (Livre VI), aux Pierres (Livre VII) et aux Terres (Livre VIII). Pour le Livre V, le Minéral est définit comme étant "tout ce qui tient quelque chose des mines, qui croît dans le mines, ou qui a passé par les mines" : Antimoine, Aimant, CalamineArsenic, Sel Gemme et Sel marinSalpêtre, Alun, etc. Le Livre VI concerne le Bitume, "matière inflammable, grasse, & onctueuse" : Ambre jaune, Bitume de Judée, Pis-Asphaltum, Charbon de terre, Fleur de soufre, Naptha d'Italie, Petroleum, etc. Le Livre VII concerne la Pierre, "corps solide & dur, qui ne se peut fondre au feu ni s'étendre sous le Marteau, & qui s'est formé dans la terre par succession de tems, & qui est une espèce de minéral" : Hyacinthe, Diamant, Pierres de Serpent, Licorne Minérale, Jade, Craye de Briançon, font partie de cette catégorie. Le Livre VIII, enfin, inclut les Terres qui sont utilisées en Médecine mais aussi celles dont les Peintres se servent, en un mot "tout ce qui est tendre et fiable, & qui pour ce sujet n'a pu être mis au rang des Pierres" : Cachou, terre sigelée (sic), Bol, terre de Cologne, Rouge d'Inde, etc.

Ce dernier chapitre conclut l'ouvrage de Pomet qui est instructif à plus d'un titre : il montre une classification les matières premières,avec de multiples explications; il montre aussi l'usage de ces produits en Médecine et en Pharmacie au XVIIe et XVIIIe siècles ; il donne enfin à cette occasion de nombreuses informations sur le mode de recueil, de traitement de ces produits, les conditions de travail, les outils utilisés et l'aspect économique du médicament.    

 
     

LINK:
http://www.shp-asso.org/index.php?PAGE=expositionpomet3

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Published by Massimo - in Grandi opere
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11 giugno 2012 1 11 /06 /giugno /2012 09:00

Il Chirurgo Dentista

o Trattato dei Denti di Pierre Fauchard


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di Micheline Ruel-Kellermann

Dottore in chirurgia dentaria ed in psicopatologia clinica e psicanalisi Membro titolare dell'Accademia nazionale di chirurgia dentaria, Segretaria generale della Société française d'histoire de l’art dentaire (SFHAD)


 

Nel 1728, appare la prima edizione di Il Chirurgo Dentista o Trattato dei Denti. Nella sua introduzione all'opera profetica di Pierre Fauchard, Claude Rousseau ricorda a giusto titolo quest'avvenimento professionale maggiore, unanimamente riconosciuto nella storia dell'arte dentaria. Una seconda edizione, rivista, corretta ed aumentata dal suo autore, appare nel 1746 e sarà ristampata nel 1786. Questa seconda edizione, la più commentata è stata riedita in facsimile nel 1961, in occasione del bicentenario della sua morte. Sin dal 1733 una traduzione appare in Germania. Notiamo che la traduzione inglese non vedrà la luce che nel 1946.

 

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Nella sua Prefazione, egli dichiara e deplora, nel contempo, di non conoscere che due Scrittori che hanno parlato dei denti & delle loro malattie in particolare, come Urbain Hémard & B. Martin; essi non l'hanno fatto in modo abbastanza esteso. Il primo, (..) e la sua Recherche de la vraie Anatomie des dents, nature et propriétez d’icelles, avec les maladies qui leur adviennent, à Lyon, chez Benoît Rigaud 1582. Le sue ricerche, che sono curiose & colte, mostrano che questo Chirurgo aveva letto gli antichi Autori Greci e Latini, che impiega giudiziosamente nella sua Opera. Il secondo, (...) e la sua Dissertation sur les dents, imprimée à Paris chez Thierry 1679 (…) nella quale spiega la natura dei denti, e tratta delle loro malattie e della loro guarigione con molto metodo; ma un po' troppo succintamente, e senza parlare delle operazioni che loro convengono. Succinto, questo libro non per questo non sarà un canovaccio provvidenziale, che, a differenza dei prestiti a Hémard spesso referenziati, sarà raramente citato. Fauchard rimedierà dunque brillantemente a questa precarietà scientifica.

 

Riunisce tutte le conoscenze degli anatomisti contemporanei. È influenzato in particolare dall'anatomia descrittiva di Winslow. E appoggiandosi sia sugli apporti che sulle lacune degli uni e degli altri, scrive un trattato tanto scientifico quanto tecnico e didattico, accompagnato da spiegazioni descrittive precise. Lamentando nella sua Prefazione l'assenza di corsi pubblici o privati di chirurgia che trattino con precisione dei denti e l'esperienza che avrebbe potuto lasciare il fu signor Carmeline, dichiara: ciò che questo celebre Chirurgo Dentista non ha fatto, oso oggi intraprenderlo: darò per lo meno l'esempio di ciò che avrebbe potuto fare, senza dubbio con maggior erudizione & successo.

 

Questa prima opera illustrata con tavole sia anatomiche quanto strumentali, nutrite di osservazioni cliniche, di relazioni dettagliate di interventi, di diverse terapeutiche, e di numerose riflessioni gli varranno immediatamente la considerazione dei suoi compatrioti che, stimolati, avranno a cuore di apportare ognuno la loro pietra all'edificio. Fauchard inaugura i cinquant'anni di supremazia francese dell'odontologia dei Lumi. Segnaliamo che l'esame del manoscritto rivela delle scritture differenti; il che fa dire ad alcuni che una parte dell'opera sarebbe di Jean Devaux; quest'ultimo, benché chirurgo di professione, è conosciuto effettivamente per essere stato il redattore di numerose opere mediche e chirurgiche per conto dei suoi condiscepoli.

 

Elementi biografici 

Le ultime ricerche di Xavier Deltombe apportano alcune certezze sul luogo bretone della sua nascita* [1], ma nulla sui suoi genitori. Nato tra il 1677 ed il 1678, l'estratto della parrocchia di Saint Côme et Saint Damien [san Cosma e san Damiano] precisa che al momento del suo decesso che aveva l'etrà di 83 anni: il 21 marzo 1761 è stato inumato, nella navata del Santo Sacramento, il corpo del signor Pierre Fauchard, anziano maestro chirurgo-dentista, signore di Grand-Mesnil, vedovo in seconde nozze di Elisabeth Chemin & sposo di Louise Rousselot, deceduto avantieri, all'età di 83 anni, rue des Cordeliers di questa parrocchia .   

 

Un probabile primo matrimonio non ha lasciato tracce. Del suo matrimonio nel 1729, con Elisabeth Guillemette Chemin, (quarta figlia di due soci della Comédie Française), nasce un figlio Jean-Baptiste (1737-1816), avvocato e celebre commediante, amico di Talma, figlio di dentista e dentista anch'egli ai suoi inizi poi non meno celebre attore di tragedie. Nel 1734, Fauchard acquista il castello e la proprietà di Grand-Mesnil, vicino a Parigi. Elisabeth muore il 10 novembre 1739. Si risposa nel 1747, con la cugina minore di quest'ultima, Louise Rousselot, ma se ne separa tre anni dopo. Gli ultimi dieci anni della sua vita sono adombrate da incessanti complicazioni gudiziarie.

 

Per quanto riguarda la sua pratica, nella sua prefazione, dice di aver fatto degli studi nel Servizio sanitario della marina: Fui l'Allievo del signor Alexandre Poteleret, Chirurgo Maggiore dei Vascelli del Re, molto esperto nelle malattie della bocca: gli devo le prime pennellate di conoscenze che ho acquisito nella chirurgia che esercito. Secondo Jean Angot, non c'è nessuna traccia di questa formazione; in compenso suppone che Fauchard ha dovuto ottenere dalla comunità dei chirurghi di Saint Côme il titolo di esperto per i denti prima del 1708, poi quello di chirurgo nel 1711 o 1712; deve aver avuto una bottega a Parigi affidata a dei compagni durante i suoi spostamenti in provincia. Dal suo esercizio sin dal suo ventesimo anno, prima della sua installazione parigina definitiva nel 1718, rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés (attuale rue de l’Ancienne Comédie), si può dedurre, dalle sue relazioni riportate alla fine del primo tomo, che egli ha avuto un esercizio itinerante installandosi, come era l'uso all'epoca, sia presso un privato, sia in un albergo ad Angers, Nantes, Rennes e Tours.

 

A partire dal 1717, è accolto dal Collège de chirurgie [Collegio di chirurgia] così che da Devaux, il co-autore, forse, ad ogni modo il correttore del suo manoscritto terminato nel 1723; avrà dei corrispondenti come J. L. Petit, Fr. de La Peyronnie e l’anatomista Winslow. Forma alcuni discepoli, tra cui Gaillard che eserciterà con suo nipote, Gaillard-Courtois, e Gaulard noto per la sua triste fine* [2]. Il più importante fu Laurent Tugdual-Duchemin con il quale afferma molte volte di esercitare congiuntamente (a partire dal 1741), suo cognato ed unico allievo. Nel 1747, a 69 anni, la collaborazione si è allentata? Fauchard si installa in rue des Cordeliers (attuale rue de l’École de Médecine). Duchemin muore nel 1760 e Fauchard, benché molto colpito dalla mortedi suo cognato, prende un nuovo associato, André Leroux de la Fonde (1724-1789) che gli succederà alla sua morte l'anno seguente.

 

L'opera

 

L’opera comprende due tomi divisi in tre grandi parti. La prima parte tratta delle generalità sul dente: anatomia, eruzione, crescita, conservazione, cura, e tutta la patologia dentaria dall'infanzia all'adulto. La seconda parte si riferisce alla clinica odonto-stomatologica. La terza tratta della parte strumentale, la tecnica operatoria, l'ortodonzia e la protesica. L'essenziale del secondo tomo è trattato qui da Claude Rousseau.

 

Verrà evocato soltanto il capitolo che costituisce la prima bozza di ciò che diventerà l'ortodonzia. Ci compiacreremo nel ricordare la qualità della descrizione degli strumenti spesso creati da lui e dall'insegnamento del loro migliore uso durante la manipolazione tecnica. Anche la precisione delle posizioni ergonomiche, per la migliore efficacia operatoria e la preoccupazione della postura del paziente, sino ad allora lasciata alla "comodità" dell'operatore: il paziente è seduto sia su una sedia, sia su una poltrona di altezza normale o più bassa, seconda la necessità dell'intervento.

 

La seconda parte è dedicata alle "settantuno osservazioni sulle malattie più singolari che ho trattato e guarito; con alcuni insegnamenti per ben comportarsi in simili casi" [soixante et onze observations sur les maladies les plus singulières, que j’ai traitées & guéries; avec quelques enseignements pour se conduire en pareil cas]. Sempre seguite da una Réflexion, esse sono un documento prezioso che testimonia non soltanto del grande senso clinico dell'autore ma anche della difficoltà, e cioè della pericolosità dell'esercizio a quest'epoca, e del carattere di probante delle conseguenze degli interventi pesanti che non dovevano che raramente concludersi con una totale guarigione, malgrado le affermazioni dell'autore.

 

Ci si deve anche immaginare la forza e la capacità emotiva richieste per affrontare tali interventi. Del paziente certamente, di cui la rassegnazione di fronte al dolore era senz'altro una prova spaventosa, ma anche dell'operatore: Fauchard riconosceva egli stesso che non vi è nulla di cui si abbia maggior timore del farsi toccare i propri denti (tomo II, p.3). Il che non gli impediva di valutare spesso le sue operazioni come quasi insensibili (insensibilità o necessaria determinazione di un chirurgo?). Gli si concederà tuttavia un'attenzione speciale alle donne incinte ed alle nutrici, (...) così facili da spaventare con l'idea che esse si fanno della violenza che hanno da subire nell'operazione che si deve fare ad esse, che la loro sola apprensione può produrre gli effetti nocivi che esse temono d'altronde senza alcun fondamento (...) l'abilità del dentista in questa occasione consiste nel calmare innanzitutto per quanto gli è possibile l'immaginazione spaventata di queste persone e a dare loro della risoluzione attraverso le sue esortazioni, facendo loro capire la brevità dell'operazione, e gli inconvenienti che possono causare loro il dolore, le veglie e le preoccupazione che accompagneranno il loro male per un lungo periodo (p. 158). L'analisi globale della parte del tomo I segue la sintesi di Carlos Gysel.

 

Le fonti

 

Fauchard terrà in debito conto le messe a punto di Eustache (pur ignorandolo del tutto) trasmesse da Hémard: l’esistenza di tutte le gemme dentarie in utero, il rinnovamento dei venti primi denti e la cronologia dell'eruzione dei denti temporanei e definitivi, (p. 30-31). Di Martin, riterrà essenzialmente le osservazioni sull'igiene ed il ruolo nefasto della persistenza dei denti da latte. Per quanto riguarda l'odontogenesi, condividerà le divergenze degli anatomisti contemporanei. I pregiudizi li deve alla tradizione ippocratica concernenti gli inconvenienti e le complicazioni spesso drammatici dello spuntare dei primi denti: Le prime malattie dei denti sono così considerevoli, che a volte ci va di mezzo la vita (p. 83-85); ne farà un capitolo a parte nella seconda edizione; questa drammatizzazione perdurerà sino alla fine del XVIII secolo. Gli Antichi le hanno dato in eredità l'ignoranza della durata della calcificazione e della crescita del dente ed il dogma della gomfosi* [3] (p. 140). Le deduzioni della nuova fisiologia della circolazione del sangue gli fanno credere alla vascolarizzazione dei tessuti duri. E la fisiologia cartesiana lo conduce ad una concezione di un'alveolo preesistente, relativamente permanente, ed unico per il dente ed il suo sostituto. Tutti i denti sono inseriti in diverse cavità chiamate alveoli, che sono cavi nelle due ossa mascellari; il numero di queste cavità corrisponde a quello di denti (...) La forma di ogni alveolo è sempre conforme a quella di ogni dente contenutovi, e di cui esso è come uno stampo (P. 43).

 

 

Gli errori

 

In conseguenza alla pretesa vascolarizzazione dei tessuti duri, egli crede all'ingrandimento della corona nel corso della formazione della radice. Non ammette nemmeno la possibilità dell'inclusione di un dente e crede in questo caso ad un'inspiegabile sviluppo tardivo (p. 298). È anche convinto della possibilità per un molare definitivo di rinnovarsi: ho visto rinascere sino a due volte questi denti, dopo aver estratto il dente da latte ed il secondo che gli succede (p. 8). Conseguenza della concezione di una gemma evolventesi in un alveolo predeterminato, crede all'incompatibilità tra il volume di quest'alveolo e quello del dente, responsabile di deformazione radicolare e di dolori (p. 8-10). Nel suo primo capitolo, con tavola anatomica di appoggio, la morfologia dei denti è descritta minuziosamente (p. 14-23). La caduta dei denti da latte pone dei problemi come ai suoi successori: All'età di sette o otto anni, i denti incisivi, canini e premolari cadono nello stesso ordine in cui sono spuntati; finché essi non sono vacillanti, essi hanno delle radici solide; benché alcuni Anatomisti sostengano che non ne hanno affatto. Ma ciò che vi è di singolare, è che il corpo di questi primi denti chiamati denti da latte, si distacca dalle loro radici, senza che si sappia veramente cosa queste radici divengano; il che ha fatto concludere che questi denti non avessero affatto radici (p. 32).


 

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Ecco le due tavole anatomiche, in alto: Tavola prima, Tomo I, p.34; in basso: le anomalie, Tavola 27, Tomo II, p. 211.

 

 

 

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Le malattie dei denti

 

Dipendono da due cause, una interna, l'altra esterna.

 

 

Le cause interne

 

Dipendono di solito da vizi della linfa diffettosa in quantità o in qualità, acida o corrosiva, sino al punto di distruggere con le sue peggiori azioni le parti più solide del corpo umano, come lo sono i denti, rompendo e lacerando il tessuto delle lamine ossee che le compongono. Essa è sempre associata ad una malattia generale: lo scorbuto, la scrofola, soprattutto il vaiolo. Ma anche il regime di vita osservato, il troppo dormire, il troppo vegliare, la vita troppo sedentaria, o troppo turbolenta, non contribuiscono poco alla conservazione o alla perdita dei denti. Senza dimenticare l'importanza della qualità del latte delle nutrici per contribuire allo spuntare dei denti nel periodo in cui essi devono comparire. E tutte le passioni violenti capaci di alterare la digestione, di inacidire o di addensare la massa del sangue, di occasionare delle ostruzioni ed impedire le secrezioni e le escrezioni che devono essere effettuate per la conservazione ed il mantenimento della salute. Allo stesso modo il temperamento pituitario o pletorico e l'itterizia, causa di cos' grandi disordini nella massa del sangue. Il che accade anche alle donne incinte private del mestruo: La massa del sangue è carica di impurità che si depositano sui dento o sulle gengive, anche alle donne quando esse cessano di avere le loro regole (p. 64-67).

 

Le cause esterne

 

 

In primo luogo, sono i vapori troppo densi che si sollevano dallo stomaco e dai polmoni, che si attaccano alla bocca pressappoco come la fuligine si attacca al camino, formando un limo viscoso che rende la bocca pstosa. Questo limo è molto nocivo ai denti. Poi alcune parti di alimenti che si infilano tra i denti, ma anche il freddo, il caldo, cause di ostruzioni; le ingiurie del tempo, cause di reumi e di catarri; gli sforzi troppo violenti con i denti, i cattivi dentifrici, i dolci, i frutti austeri, i colpi violenti e naturalmente la mancanza d'igiene (p. 67-68). Senza dimenticare il tabacco di cui il fumo è dannaso ai denti, esso li rende neri e brutti (...). Esso riscalda la bocca (...). Non è che con ciò voglia distruggerne l'uso (...) So che ci si anneriscono i denti se non si ha una cura esatta nel tenerli puliti (...). Ma, poche righe dopo, il tabacco a condizione di un uso moderato si ritrova dotato di virtù preventive: Ma so anche che il fumo di tabacco può contribuire alla conservazione dei denti, procurando l'evacuazione degli umori in eccesso, che potrebbero agendo su di essi distruggerli (p. 45-46). Ma di gran lunga il più grande nemico dei denti è il mercurio, volgarmente chiamato argento vivo. (...) Con la sua azione fa gonfiare notevolmente le gengive, le logora, le distrugge; agisce allo stesso modo sulle membrane che rivestono la radice dei denti, sia internamente, sia esternamente; le dissecca, (...) le sradica, le fa cadere; o le distrugge con le carie che a cui dà occasione. Ne soffrono soprattutto i malati venerei, I Doratori di bronzo, i Vetrai, i Piombatori e tutti coloro che lavorano nelle miniere, ecc. (p. 69).

 

Segue l'elenco delle 103 malattie repertoriate in tre classi:

 

Quelle prodotte dalle cause esterne, 

 

Quelle prodotte dalle malattie occulte o nascoste

 

Quelle sintomatiche prodotte dai denti stessi


 

 L’enumerazione è pletorica: delle ripetizioni di cause ed effetti identici, di semplici varianti cliniche ne moltiplicano il numero. Carlos Gysel ne semplifica la classificazione.

 

 

 Le anomalie dentarie

 

Anomalie di conformazione. di costituzione e di produzione:

 

 

I denti soprannumerari (p. 3-4). 

 

Le radici soprannumerarie (p. 10-11). 

 

I canali soprannumerari dei molari inferiori (p. 12). 

 

L’abrasione eccessiva: dispersione di sostanzalo smalto si usura universalmente (...) soprattutto all'estremità della corona, per via dell'incontro con gli altri denti, ecc. (p. 73). 

 

L’ipoplasia o il difetto di consistenza dei denti dei bambini rachitici o bambini in fasce (malati caduti in languore e dimagriti un po' alla volta; cfr. Furetière) (p. 97).

 

Le agenesie: quelle dei denti del giudizio sono frequenti ed implicitamente considerati come normali (p.3). Quelle degli incisivi laterali superiori o inferiori abbastanza frequenti, quelle dei canini e dei premolari più rare: Quando questo accade ciò non può dipendere che dal fatto che la gemma dei secondi denti è perita per qualche motivo che non ci è sempre noto, o perché non si sono formate gemme per riprodurre i denti che avrebbero dovuto rinnovarsi secondo il corso ordinario (p. 297). 

 

 

L’eccezionale oligodonzia: è raro vedere che la natura non riproduca secondi denti  (p. 297). 

 

La fusione tra un canino ed un incisivo temporaneo: La parete separatoria di due alveoli non essendo stata formata, questi due alveoli non formano che una sola cavità e di conseguanza un dente doppio o due gemelli (p. 303). Bisogna pensare che l'unione dei loro corpi sarà stata effettuata allo stesso modo di quello delle ciliege che chiamiamo gemelle perché il loro nocciolo è doppio, benché non abbiano che una sola cosa (p. 13). 

 

La gemmazione: Il Signor Laudumiey (…) mi ha fatto vedere unmolare del lato destro della mascella superiore, composta da due denti uniti insieme per le loro radici (p. 14-15). 

 

Anomalie di morfogenesi:  

 

L’anchilosi: quando i denti vicini sono uniti tra di loro, che aderiscono alla parete separatoria, o in qualche altra parte dell'alveolo. Si deve, se possibile, separare i due denti con la lima prima dell'estrazione (p. 305). 

 

La colorazione intradentaria o ingiallimento della sostanza propria dello smalto dipendente da qualche materia alterata che la penetra, o del succo nutritivo viziato (p. 72). 

 

Les  macchie più bianche della sostanza dello smalto dei denti e che penetra sino alla cavità del corpo del dente  (p. 72). 

 

L’erosionetuberosità della sostanza smaltata del dente irregolarmente distrutto (p. 72). Esse rendono la surperficie esterna quachevolta ineguale e piena di asperità, quasi dall'aspetto di raspa, una malattia che somiglia molto allal carie; ma che tuttavia non è affatto carie (..). Essa proviene dal fatto che lo smalto è usurato da qualche materia erosiva, che vi ha prodotto lo stesso effetto in quest'occasione, che la rugine produce sulla superficie dei metalli (p. 94). 

 

 

Lo sviluppo tardivo dei denti temporanei nei bambini in fasce: Il difetto di consistenza dei denti dei bambini rachitici, fa sì che essi restino sempre racchiusi negli alveoli, senza uscirne, sino a che la parte viziata che determina la mollezza delle ossa siano dissipata, e che i loro denti abbiano acquisito l adurezza che essi dovevano avere, per dividere la gengiva che la ricopre (p. 29).


 

Anomalie da topogenesi 

 

 

La persistenza del dente temporaneo: A volte alcuni denti da latte, non si rinnovano mai, rimangono nei loro alveoli quasi così fermi e chiusi come quelli che si sono rinnovati (p. 32). 

 

L’ectopia: I denti che spuntanodal loro rango, che siano soprannumerari, o non, devono essere considerati come un difetto di conformazione e di conseguenza come una malattia  (p. 73-74). 

 

Lo spostamento: I denti si lussano o siscalzano verso l'esterno, l'interno o qualche volta di lato (p. 76). Tuttavia gli incisivi ed i caninipossono raddrizzarsi spontaneamente quando il dente da latte è estratto. Riprendendo ciò che dice Martin, egli sostiene che ciò non accade che per i premolari perché essi essendopiù larghi ed avendo più assestamento degli altri, quelli che arrivano a spingerli li sollevano per la parte mediana; da qui proviene il fatto che essi spuntino dritti (p. 33). 

 

L’égressione: I denti che eccedono in lunghezza i loro vicini devono essere considerati come dei denti malati, disposti in parte contro natura; poiché non soltanto essi sfigurano la bocca, ma causano anche degli inconvenienti alle parti vicine e nuociono all'articolazione della voca, il che obbliga a limarli (p. 73). 

 

L’ingressione: I denti si lussano, sprofondando nell'alveolo oltre la loro profondità naturale, in conseguenza di qualche caduta o colpo violente che li avrà colpiti sulle loro estremità esterne (p. 77). 

 

La rotazione; I denti si lussano rigirandosi nei loro alveoli;di modo che le loro parti si trovano per questo motivo disposti da un lato verso l'esterno e dall'altro verso l'interno (p. 76).

 

La posizione orizzontale: I denti si lussano obliquamente, di modo che una delle loro estremità tocchi la lingua, l'altra le labbra o la guancia  (p. 76).

 

La lussazione totale: I denti si lussano slogandosi interamente dai loro alveoli, per qualche colpo violento e reggendo ancora alla gengiva. Perciò si possono rimettere al loro posto; e molto spesso essi si mantengono in buon stato per molti anni; e a volte anche per tutto il resto della vita (p. 76). 

 

La carie  è la prima malattia che lavora per distruggere i denti; e fa loro maggiormente guerra durante la vita  (p. 85). 

 

 

Le specie di carie sono numerose: molli, secche, superficiali , profonde.

 

Delle cause esterne, [la carie] è più facile da riconoscere (…) e anche più facile da guarire (…). Delle cause interne, è più difficile da riconoscere: soprattutto quando essanon attacca che le radici, o il colletti del dente (...). Non si può spesso scoprirlòa che attraverso delole congiunture fondate sulla violenza e la permanenza dei dolori pulsanti, dei gonfiori, dei tumori, degli ascessi più o meno considerevoli che molto spesso l'accompagnano (p. 87). 

 

Le carie erosive , o come marce, causate da un virus verolico, scrofoloso, scorbutico, e sono quelle che fanno in poco tempo maggiormente progressi: esse sono quelle da temersi di più e le più difficili da guarire (p. 88). 

 

Tempo ottimale dei danneggiamenti: dall'età dei venticinque ai cinquant'anni (p. 88-89).

 

Per quanto riguarda il verme dentario: Fauchard è a volte perplesso: A volte troviamodei vermi nelle carie dei denti, tra il limo ed il tartaro (…) Non avendone mai visti, non lo escludo né li ammetto. Tuttavia concepisco che la cosa non sia fisiologicamente impossibile (p. 98-99), A volte incredulo perché Hémard non ne ha visti affatto (p.117-119). Poi dubitativo: I vermi dei denti (supposto che per caso a volte se ne incontrino) non causano affatto violenti dolori (p.124). 

 


Il dolore  

 

 

Quello dei denti è a volte acuto a volte pulsante (p. 104). 


Quello delle flussioni, in particolare quello dei denti affatto cariati (p. 99) dapprima sordo, poi diffuso: non vicino al punto dell'infiammazione, ma presso alla natura del disturbo circolatorio, da cui la prescrizione di dieta, salassi e clisteri prima di giungere insorabilmente alla soluzione finale, l'avulsione. 

 

Le conseguenze o complicazioni delle malattie dentarie soprattutto della carie sono le parulidi, flussioni, ascessi, fistole, trisma; che colpiscono le gengive ed il palato: le afte (ulcere), il cancro, lo scorbuto, o vaiolo.

 

 

Le malattie delle gengive 

 

Il principale uso delle gengive è di rendere i denti più fermi e più stabili negli alveoli, che contengono le loro radici; le gengive sono le conservatrici dei denti; esse contribuiscono all'abbellimento della bocca (p. 175). 

 

Fauchard mischia alle malattie della dentizione, il dolore, le ulcere (afte) e le conseguenze della carie dentaria: ascessi, parulidi, fistole, lo scorbuto, ecc. (p. 176). Il che lo costringe a dedicare il capitolo sulle malattie delle gengive quasi interamente agli inconvenienti di dentizione ed ai loro trattamenti che saranno l'oggetto di un capitolo nell'edizione del 1746. 

 

Per prevenire e calmare la violenza di questi accidenti, bisogna tentare di rendere la gengiva molle e più flessibile (...); bisogna molto presto dare un ciuccetto al bambino; questo ciucetto con il suo frescore calma il dolore, e modera l'infiammazione per un po' di tempo: e con la sua durezza facilita la divisione della gengiva pressandola, quando il bambino eccitato dal dolore, porta questo corpo duro alla bocca. Le radici di altea, miele di Narbona, cervello di lepre saranno sfregate sulla gengiva prima dell'ultimo rimedio, l’incisione con uno strumento per incidere (p. 177-179). 

 

 

In questa prima edizione le malattie sono descritte secondo:

 

La forma atrofica, repertoriata nella seconda classe dell emalattie dentarie (n°17): L’atrofia o diseccamento dell'alveolo dalle sue membrane e dalle gengive che sufficiente a causare la caduta del dente, senza che il dente sia cariato né tartarico, né che abbia causato alcun dolore (p. 78-79).

 

Le forme ipertrofiche: esse comprendono dapprima le epulidi, vere escrescenze , che si presentano sotto due diversi aspetti: il primo, in cui i tessuti sono molli, biancastre e come polipose (...) indolenti ed anche insensibili; l'altra, in cui i tessuti sono duri, rossastri (...) sempre doloranti e tendenti alla natura dello scirro, o del cancro (p. 188-189). Poi è desrcritta l'ipertrofia propriamente detta, quella chesubentra a seguito di qualche escoriazione, o ulcerazione delle gengive per il prolungamento o l'allungamento che il sangue ed il succo nutritivo producono accumulandosi all'orefizio dei vasi sanguigni che irrorano le gengive sulla zona in cui essi sono rotti o lacerati (p. 180-181).

 

In quanto alle forme infiammatorie considerate come una escrescenza dovuta al tartaro o agli effetti dello scorbuto, essesaranno descritte nell'edizione del 1746: c'è anche una specie di scorbuto a cui credo che nessun Autore ha ancora avuto cura di parlare e dans l’édition de 1746 ... (T. I, p. 275). 

 

 

Il tartaro o tufo

 

La sua origine è triplice: 

 

Le parti degli alimenti stemperati dalla saliva, diventano un limo pastoso e che non tarda a seccarsi nei periodi in cui la bocca è menoirrorata di saliva.

 

La respirazione, fa sì che ciò che vi sia di viscoso, grasso e di pesante in queste esalazioni (…) si unisca al primo strato di tartaro.

 

Infine e soprattutto la saliva viziata carica di sali e di molte piccole parti solide, li deposita contro il corpo dei denti  (p. 133-134). 

 

 

 

Un abbozzo dell'ortodonzia

 

 

Due capitoli del tomo II (da p. 85 a 123) si intitolano: Dei denti storti, mal sistemati, lussati; degli strumenti e dei rimedi che servono ad operare, quando si raddrizza e consolidano i Denti per il rpimo. E per il secondo: Modo di operare per consolidare i denti vacillanti. Per Julien Philippe, essi sono "i punti di partenza di tutta l'ortodonzia". 

 

Non sono naturalmente che delle premesse perché il campo ricoperto è preso in senso molto ampio ed il raddrizzamento ingloba ogni genere di posizioni scorrette di origine molto diverse. Non è questione né di dismorfosi né di relazioni intramaxillari già intraviste da Bartolomeo Eustachio nel Libellus de Dentibus (1563), quando un maxillare è più lungo dell'altro o quando la sua parte anterioreè troppo lunga.

 

Le cause di queste posizioni scorrette non sono che degli inconvenienti locali: la persistenza o l'estrazione precoce di un dente da latte, i colpi e gli sforzi violenti, i denti soprannumerari, le agenesie che porovocano dei diastemi.

 

 

 

I principi terapeutici

 

 

L’esame clinico sarà accurato, perché da esso dipenderanno la decisione di estrarre o quella di raddrizzare.

 

In modo generale, il raddrizzamento non concerne praticamente che i denti anteriori.

 

Per raddrizzare il dente di un bambini, i Denti dei giovani soggetti sono molto più facili da raddrizzare, si tenterà dapprima con la lima, in seguito i mezzi meccanici, e fedeli a Celso. le dita diverse volte durante la giornata possono essere utilizzate alcune volte . Infine, se necessario: i mezzi chirurgici: Se non vi si riesce con questi mezzi, non si deve esitare ad estrarre il Dente, per prevenirne conseguenze deleterie. Ho visto diverse volte dei Denti ricurvi o mal posizionati forare poco alla volta le labbra, le guance e produrre delle ulcere più o meno difformi, o pericolose (p. 87).

 

Per un adulto, i mezzi meccanici richiedono spesso troppo tempo, meglio applicare immediatamente il metodo chirurgico, la lussazione o l'estrazione

 

Le precauzioni preliminari: esaminare il paziente, seduto su di una poltrona adatta, fargli aprire e chiudere la bocca allo scopo di esaminare la situazione da dare ai denti da raddrizzare; limare quelli che sono troppo lunghi così come i denti opposti troppo grandi, allo scopo di impedire che nei movimenti delle mascelle questi denti vengano ad urtare quelli che si saranno raddrizzati (p. 88).


Necessità di contenzione per ogni dente mobile, con l'aiuto di fili d'oro per reggere le lamine di piombo e deve essere allo stesso tempo consolidata da medicamenti o dai rimedi.


 


I mezzi e le tecniche


L'uso della lima per distribuire lo spazio richiede abilità ed estrema circospezione.

 

Per il raddrizzamento:

 

Le legatura con dei fili o della seta cerata per ridurre degli spazi o raddrizzare dei Denti inclinati.

 

I fili associati alle lamine d'oro o d'argento né troppo solidi né troppo flessibili per il raddrizzamento dei Denti malposizionati; o ancora i fili associati a delle lamine in piombo unite con l'impiego del pellicano, per il riposizionamentoi dei denti lussati e benché già segnalati da Martin, Fauchard non pretende non per questo di essere stato il primo ad utilizzare questa tecnica.


Per i Denti inclinati verso l'interno (linguoversione), l'impiego del pellicano si impone. 

 

 

Conclusione

 

Quest'opera maggiore segna una svolta nella storia della Professione. 

 

Tenuto conto della sua importanza, del suo innegabile apporto nei confronti degli autori del XVII secolo, si può tuttavia rimpiangere un accesso dell'opera spesso difficile per la sua profusione e un piano generale ritagliato in un numero elevato di capitoli che avrebbero potuto essere raggruppati per un migliore apprendimento di quest'incommensurabile opera scientifica. Si tratta forse della conseguenza di un ascrittura a quattro mani?


Coloro che l'hanno ammirata e che scriveranno dopo di lui si sforzeranno di costruire maggiormente e alcuni vi si dedicheranno con successo.


Infine a tratti, ci si può anche irritare per l'immodestia di un autore, più pronto a criticare i suoi pari che a riconoscere quanto egli deve loro, e che gli hanno per di più permesso di superarli. La qual cosa gli è stata rimproverata numerose volte, soprattutto all'estero.


 

NOTE

[1] Nous avons procédé alors à un suivi généalogique de ces familles au 17ème siècle: il n'y a que quatre registres faisant référence au nom de FAUCHARD: ISSEL, AVAILLES, ESSÉ, MOUTIERS, dans un rayon de 7 kilomètres en suivant la Seiche. (Actes SFHAD LYON 1999).

 

[2] Pierre-Nicolas Gaulard a été, de 1738 à 1740 le talentueux élève de Fauchard. Leur association sera interrompue par une affaire qui fit grand bruit. Très dépensier, criblé de dettes, Gaulard décide de cambrioler la Varlet, ancienne fille d’opéra, qu’il savait posséder des diamants, des bijoux, de l’argent, des vêtements précieux, etc. C’est en restituant partiellement et mystérieusement son larcin dans un linge marqué de son initiale qu’il fut découvert, accusé de préméditation et pendu.

 

[3] Gomphose : (du grec gomphos, clou, cheville). Articulation immobile dans laquelle les os sont emboîtés l’un dans l’autre. (Dict. Odonto-stomatologique, P BUDIN, S. D. P. S. 1970)

 


Bibliographie

 

Jean Angot. Fauchard et son œuvre. Étude analytique et critique. Thèse pour le diplôme d’État en chirurgie dentaire, Université de Paris VII, 1985

 

 

André Bésombes et Georges Dagen, Fauchard et ses contemporains. Ed. SNPMD, 1961, Paris

 

 

Carlos Gysel. « Les implications cartésiennes de la nosologie bucco-dentaire de Fauchard », Revue Belge de Médecine dentaire, 34, p. 313-320, 1979

 

Carlos Gysel. Histoire de l’Orthodontie, p. 141-142, p. 147, p. 391-416, Société belge d’Orthodontie, 1997, Bruxelles

 

Julien Philippe. Histoire de l’Orthodontie, S.I.D.E 2003 Paris


 

 

 

LINK al post originale:

 Le Chirurgien Dentiste ou Traité des dents

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Published by Massimo - in Grandi opere
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13 ottobre 2010 3 13 /10 /ottobre /2010 10:46

La Storia generale delle Droghe di Pierre Pomet

 

 

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 Frontespizio della celebre opera di Pomet Storia delle Droghe [1608].

 

di E.-H. Guitard

 

 

L’opera di Pierre Pomet, Histoire générale des Drogues simples et composées [Storia generale delle Droghe semplici e composte], la cui prima edizione data al secolo XVII [1]. Quest’opera fa parte delle opere di riferimento francesi del XVII secolo nel campo degli apotecari. È infatti il secolo in cui compare l’opera di Jean de Renou apparso la prima volta a Parigi nel 1608. Ci saranno anche i libri di de l’Ecluse (1605); di Nicaise Le Febvre, il suo Traité de la Chimie è del 1660; e sempre dello stesso anno Chesnau, Marsigliese, pubblica la Pharmacie théorique nouvellement recueillie de divers autheurs [Farmacia teorica nuovamente raccolta di diversi autori]. Bisognerà aspettare il 1672 affinché sia edita la Pharmacopée royale, galénique et chimique [Farmacopea reale, galenica e chimica di Moise Charas. Louis Pénicher fu incaricato sin da allora di scrivere una farmacopea concorrente, apparsa nel 1695 con il titolo di “Collectanea pharmaceutica, seu Apparatus ad novam pharmacopoeam, authore Ludovico Penicher, Parisino, pharmacopoeorum Parisiensium proefecto”. È in questo contesto che appariranno due opere chiave alla fine del XVII secolo: quella di Lémery e quella di Pomet.

  

Pierre Pomet è un parigino, ma come tutti i grandi botanici, un amante dei viaggi da cui riporta quantità di campioni di droga che egli esibirà nel suo corso all’Orto botanico reale (Jardin des Plantes). Pomet si onorava per le visite di Tournefort che si recava da lui per vedere da vicino alcune droghe indigene o esotiche, soprattutto di origine vegetale, di cui questo droghiere era importatore e depositario. È in quanto intenditore, in drogheria, che egli scrive e pubblica nel 1694 due bei volumi in quarto, ricercati oggi sia per le loro illustrazioni sia per il loro testo, presentati come Storia generale delle droghe [Histoire générale des drogues, traitant des plantes, des animaux et des minéraux, ouvrage enrichy de plus de quatre cent figures en taille-douce tirées d’après nature; avec un discours qui explique leurs differens Noms, les pays d’où ils viennent, la manière de connoître les véritables d’avec les falsifiées, et leurs proprietez, où l’on découvre l’erreur des Anciens et des Modernes; le tout tres utile au public].

 

Non nega l’esistenza del famoso liocorno “che i Naturalisti descrivono sotto forma di Cavallo avente in mezzo alla fronte un corno a spirale, di due o tre piedi di lunghezza”. Pensa che i Cinesi si nutrano di “Nidi di uccelli, cosa quasi incredibile la quantità che si trasporta a Pechino, città capitale della Cina, ma in Francia si preferiscono alimenti meno coriacei: L’uso delle castagne è di cibarsene… come tutti sanno. Ci si serve delle castagne anche in medicina, per via del fatto che sono molto astringenti. I pasticceri le ricoprono di zucchero e sono chiamate marons glacez [2].

 

Pomet figlio, apotecario a Saint-Denis, ne fece una seconda edizione nel 1735 (quella di cui trattiamo ora), dotata di 400 figure in taglia dolce, a Parigi, presso Etienne Ganeau e Louis-Etienne Ganeau figlio, librai, rue Saint-Jacques, aux Armes de Dombes. Il ritratto di suo padre non appare contrariamente alla prima edizione. È sostituito da un frontespizio inciso da Crespy. Leggiamo nel riquadro ornato di palme, di frutta e di animali di ogni genere: “Munera naturae cumulat cum foenore virtus”. In mezzo, si vede una seminatrice alla Roty), dai piedi alati, in piedi su di una piccola palla, seguita da Tempo che regge in mano una falce e sull’altra la clessidra, che trascina per mezzo di una corda, un carretto che conduce Minerva che, malgrado ciò, non ha abbandonato la sua lancia. 

 

 

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Incisione di Crespy per l’edizione del 1735.

 

È per mettere ogni genere di persone in grado di conoscere esse stesse la natura e le qualità tanto esteriori quanto interiori delle differenti cose che la medicina impiega, che il fu Pomet pubblicò l’opera di cui abbiamo creduto dover dare una seconda edizione a causa della sua estrema rarità. Egli sistemò tutte queste cose in diverse classi di cui compose altrettanti capitoli e trattò separatamente ognuna, con un po’ di eleganza se si vuole, ma con una chiarezza che non permette di rimproverargli la negligenza del suo stile che, senza essere puro, è molto nitido” (Pomet figlio).

L’opera è divisa in tre parti, di cui ognuna ha la sua paginazione  special. La prima è dedicata ai vegetali, la seconda agli animali, la terza ai “fossili”, cioè ai minerali. L’autore fornisce delle descrizioni molto dettagliate delle piante, animali o minerali, ma indica molto sommariamente i rimedi che se ne traggono e non dà delle formule.

 

Il libro primo si intitola “Dei semi”. Ciò che chiamiamo Seme, ci dice Pomet, è la parte della Pianta che nasce dopo il fiore; ma poiché il seme ne è solitamente la parte più nobile ed è per suo tramite che essa rinasce, non lo si finisce mai di studiare allo scopo di conoscerlo meglio, il che non è facile, sia a causa della diversità delle specie, sia perché ve ne sono molti che si somigliano in quanto a forma ed in altri particolari gli uni dagli altri.

In questo primo libro, possiamo vedere la descrizione di numerosi semi come ad esempio quello dello Choüan: “Lo Choüan è un piccolo seme leggero, verde giallastro, dal sapore poco salino e asprigno e di Forma simile all’Artemisia, tranne che è più grande e più leggero”. Pomet conclude il paragrafo su questo seme con la sua utilizzazione: “Non vi è altro uso in Francia, per quel che io sappia, che per farne il Carmino e per i Piumai, benché attualmente se ne faccia poco uso”.

  

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Pianta Chouan

 

Un altro esempio di seme ci è dato nell’opera di Pomet con lo Thlaspi, pianta alta un piede o quasi, che ha delle foglie di un verde molto intenso della lunghezza del mignolo, largo alla base e terminante a poco a poco a punta; il suo stelo getta numerosi rami carichi di fiori bianchi, dopo i quali nascono dei baccelli piatti, aventi la forma di lenticchie, che contengono ognuna due semi di colore giallo tendente al rosso che con il tempo mutano in rosso scuro e più invecchiano più si anneriscono. È rotonda, lunga e un poco appuntita… Esso sono stimate per la guarigione delle gotte sciatiche, e per dissolvere dei calcoli ed i grumi di sangue, preso in polvere, per il peso di un semi grosso, il mattino a digiuno.

 

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La pianta Thlaspi

 

Ultimo esempio di questo libro, il Coriandolo che è il seme di una pianta che ci è molto familiare e che cresce in abbondanza nei dintorni di Parigi, soprattutto a Aubervilliers, da cui quasi tutto il Coriandolo che vendiamo proviene… Si impiega poco Coriandolo in Medicina, ma i Birrai ne impiegano molto, soprattutto in Olanda e in Inghilterra, per dare un buon sapore alla loro Birra doppia. I Pasticceri, dopo averlo cosparso di aceto, lo ricoprono di zucchero, che è ciò che noi chiamiamo Coriandolo zuccherato, o in confetto. Ci sono ovviamente in questo primo libro molti altri semi, come il Cardamomo, la Nigella sativa o il Sagù indiano.

 

 

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La pianta del Coriandolo.

 

Il secondo libro di Pomet è dedicato alle radici. Intendo con la parola Radice, ci dice Pomet, la parte della pianta che è sotto terra e che trae e comunica il nutrimento alle altre parti che essa produce, che sono lo stelo, le foglie, il seme, ecc. Le Radici che vendiamo di solito sono non soltanto numerose, ma molto differenti in quanto a forma e virtù. Secondo numerose descrizioni di radici, a cominciare dall’’Ipeca, chiamata anche Beguquella, Specacuanha, Chagofanga, Beculo, Beloculo o anche Miniera d’Oro, precisa Pomet. Tra le radici descritte da Pomet, possiamo ammirare quella di Gialappa. È una radice grigia, resinosa, da quattro a cinque piedi di altezza e che ha delle foglie molto simili a quelle della grande edera, eccetto il fatto che non sono così spesse; il seme è della grandezza di un piccolo pisello, di un colore nerastro, molto simile al Mirtillo, eccetto il fatto che non è così grosso… La Gialappa che vendiamo è la radice di questa pianta che ci giunge dalla nuova Spagna da non molto tempo, a cui il Signor de Tourenfort ha dato il nome di “Solanum Mexicanum, magno flore, semine rugoloe, Jalap existimatum”, che significa “Morella del Messico dai grandi fiori”, il cui seme è rugoso, che si crede essere una specie di Gialappa… Si stima la Gialappa adatta a purgare le sierosità; è impiegato anche per gli idropici, nella gotta, i reumatismi e per le ostruzioni, ma bisogna conoscerne la portata, perché opera vigorosamente, soprattutto se lo si somministra come sostanza e se non si modera la dose, la quale deve essere proporzionata alla costituzione, all’età ed alle forze delle persone, è il motivo per cui si deve usare con grande precauzione. Pomet termina questa descrizione con un paragrafo dedicato alla resina o Magistero della Gialappa, così come all’estratto.

 

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La pianta e la radice di Gialappa.


 

 

 

 

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La Genziana, pianta e radice.

 

Un altro esempio di questo Libro II dato da Pomet, è la radice di genziana. La Genziana è una pianta così chiamata, ci dice Pomet, a causa del Re Gentius ne ha scoperto per primo le belle qualità. Essa cresce in abbondanza nei paraggi di Chabli in Borgogna e nei luoghi più umidi, sia della Borgogna sia della Francia ed anche sui Pirenei e le Alpi. La radice che è la sola parte della pianta che vediamo, è a volte grande come il braccio, divisa in qualche radice spesse come il pollice o come il mignolo , giallastra e di un’amarezza insopportabile… Questa radice è calda, aperitiva, febbrifuga, cordiale, isterica, stomachica e alessifarmaco*. Essa è impiegata in alcune composizioni galeniche e molto raccomandata in polvere con la Teriaca applicata per i morsi di cani rabbiosi: cpsì come per i dolori dei denti, mettendola così come si fa con il Piretro ed infine da mettere sulle piaghe, come si fa con la spugna preparata. È, inoltre, sudorifera e ce ne serviamo con successo nelle febbri intermittenti, il che le ha fatto dare il nome di Chinchona d’Europa.

 

 

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La Robbia, pianta e radice.

  

Una pianta che Pomet ci descrive ampiamente, è la Robbia che serve ai Tintori, sottolinea Pomet, ma anche in Medicina, perché le Robbie sono calde, essiccative e vulnerarie: esse convengono anche nelle ostruzioni del fegato e della milza, nell’itterizia e nell’eliminazione dell’urina. Pomet descrive la Robbia, che egli chiama Rubia tinctorum, come una pianta le cui radici sono numerose, rampanti, lunghe, divise in diversi rami, rosse soprattutto, legnose, di sapore astringente, che crescono su steli lunghi, fermetosi, annodati, ruvidi, gettanti da ognuno dei loro nodi cinque o sei foglie oblunghe strette che circondano il loro stelo a forma di stelle. È da questa radice da cui gli Olandesi traggono un così grande profitto, per la quantità di Robbia che essi inviano in diversi paesi, soprattutto in Francia.

 

 

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Lavorazione della canna da zucchero

 

La figura sopra rappresenta un altro capitolo importante di questo libro II di Pomet, capitolo dedicato alle Canne da zucchero o Cannamele, che sono delle canne che crescono in abbondanza in diversi luoghi dalle grandi Indie al Brasile e alle Antille. Pomet si impegna nel descrivere la pianta e le sue radici, ma anche l’estratto di zucchero che ne deriva. Grazie allo schema di Pomet, si può capire meglio la descrizione da lui effettuata del processo di produzione dello zucchero: “Gli Americani dopo aver tagliato le loro Canne al di sopra del primo nodo, ne eliminano le foglie e ne fanno un fascio che portano al mulino il quale è composto di tre rulli rivestiti di lame di ferro nel posto in cui passano le Canne. Quello di mezzo è molto più sollevato, affinché i due alberi che lo reggono in alto e ai quali i buoi sono aggiogati possono girare senza essere ostacolati dalla macchina. Il grande rullo di mezzo è circondato da una ruota dentata i cui denti vanno ad alloggiarsi in intagliature o sedi fatte appositamente a questo proposito; negli altri due che sono vicini, facendoli girare, essi comprimono, schiacciano e fanno passare le Canne dall’altra parte, le quali vengono così private del loro succo. (Se per caso l’Americano o il Francese che pone le Canne al Mulino, si lasciasse prendere le dita, bisognerebbe tagliargli subile il braccio, altrimenti il suo corpo verrebbe subito schiacciato; è questo che fa sì che un uomo che abbia le dita prese nell’ingranaggio, un altro deve tagliargli il braccio con un coltellaccio e serve, dopo essere guarito a consegnare dei messaggi”). Segue una lunga descrizione del processo che porta allo zucchero “che chiamiamo Moscovada grigia o Zucchero delle Indie non alterato, la quale per essere di buona qualità, deve essere di un grigio biancastro, secca, meno grassa e che odori il meno possibile di bruciato. Questa Moscovada è la base e la materia con cui si fanno tutte le diverse specie di zuccheri che vendiamo.

  

Pomet descrive in seguito la Cassonada, Lo Zucchero da sette libbre, lo Zucchero Reale, lo Zucchero Candodo bianco, lo Zuccehro Candodo rosso, lo Zucchero torto, lo Zucchero rosato…”.

  

Il Libro III di Pomet è dedicato ai legni che, secondo il Signor Grew, “non sono altro che unìinfinità di canali piccolissimi, o di fibre cave, di cui gli uni si orientano verso l’alto e si pongono in forma di un cerchio perfetto e gli altri, che vanno dalla circonferenza al centro. Pomet descrive allora numerose parti di piante, in particolare il legno di Aloe, l’Aspalato, i Sandali, il Guaiaco, il Cedro del Libano e il Ginepro ossicedro.

 

 

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Ginepro Ossicedro

 

Pomet così ne parla nella sua opera: “È un albero di cui vi sono tre specie, che non differiscono che per l’altezza o per lo spessore delle foglie. Questi alberi sono solitamente contorti, nodosi, carichi di foglie lunghe, acuminate e sempre verdi, specialmente in inverno, dalle quali nascono dei frutti della grandezza di un acino, verde all’inizio e che più maturano, più diventano rossi… Si estrae dal legno di Ossicedro per mezzo del fuoco, cioè attraverso la cornuta, un olio nero, il quale una volta rettificato, può essere chiamato Cedria o olio di Cade… Il vero olio di Cade o Cedria è notevole nel guarire la forfora, la galla dei cavalli, buoi, montoni ed altri animali. La dose è dalle due gocce sino a sei.

 

Il Libro quarto tratta delle scorze des écorces, cioè la prima, seconda o la terza pellicola del tronco di un Albero, la quale si produce naturalmente come è stata tratta dai Vegetali, come potrebbe essere il Cinchona pubescens, la Scorza di Mandragora e epurato della sua prima pelle, come la Cannella, la Cassia lignea e altri del genere. Così, comincerò il presente Trattato con l’Albero che fornisce la Cannella, sia a causa del suo grande consumo che facciamo della seconda scorza sia a causa delle sue piccole proprietà.

 

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Vari tipi di alberi di Cannella.

 

La Cannella, che gli Antichi hanno chiamato Cinamone, è la scorza di messo dei rami di un albero che cresce sino all’altezza dei Salici, che ha delle foglie così simili al Folium Indum, che nessuno potrebbe capirne la differenza al primo colpo… Pomet descrive successivamente l’olio di cannella, l’acqua di cannella, lo sciroppo di cannella e considera che la Cannella è adatta per fortificare il cervello, il cuore, lo stomaco, per resistere al veleno, per eliminare i venti e per aiutare la digestione.

 

Tra le altre piante che forniscono delle scorze, Pomet cita la Cinchoma officinalis o “Quina-Quina, Scorza del Perù o scorza contro le febbri. Pomet racconta: “Poiché non sono mai stato in Perù per poter parlare adeguatamente degli alberi che danno la Cinchona officinalis, ho fatto ricorso al Signor Bernard, Ordinario della musica del Re, che è un uomo molto onesto e molto curioso della conoscenza dei rimedi semplici, il quale mi ha ben volentieri dato una descrizione del Cinchona officinalis, che gli è stata fornita dal Signor Rainssant, Medico della città di Reims, che l’aveva ricevuta a sua volta da uno dei suoi amici chiamati Gratien, che era dimorato vent’anni in Portogallo e che aveva compiuto diversi viaggi nelle Indie ed in Perù…”. Pomet descrive in seguito la Cinchona pubescens e precisa che “questa scorza fu in principio portata in Francia nel 1650 dal Cardinale de Lugo Gesuita, che l’aveva portata egli stesso dal Perù e questa scorza ha avuto tanta voga in Francia da essere venduta a pesi d’oro… La Cinchona pubescens è calda, essiccativa, incisiva, vermifuga, ma il suo uso più ampio è contro le febbri, soprattutto nelle febbri intermittenti.

 

 

 

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La pianta Cinchona officinalis.

 

Sempre nella categoria delle scorze, Pomet descrive la scorza di Mandragora, sottolineando la rarità di questa radice nei dintorni di Parigi, ne approfitta per evidenziare che degli apotecari poco scrupolosi sostituiscono la mandragora con altre piante in alcune preparazioni. Conclude costatando che “la scorza di Mandragora è poco utilizzata in Medicina, per via del fatto che è usata in alcune composizioni Galeniche, come Populem e altre. Le foglie di questa pianta sono impiegate cotte con del latte e applicate sotto forma di cataplama per la guarigione dei tumori scrofolosi.  

 

 

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La Mandragola

 

 

 

 

Il libro V dell'opera di Pomet ha per tema le foglie. Come per tutti i capitoli precedenti, Pomet definisce ciò che egli intende con foglie, "primo verde che le piante (...) fanno spuntare non appena giunge il bel tempo". Per Pomet, la parola  foglie è derivato dalla parola greca Philon e dalla parola latina Folium. Tra le foglie descritte, quella del Senna, a cui alcuni hanno dato il nome di Foglia Orientale, è la foglia di una pianta, 


 

 

 

feuille d'une plante, ou plutôt d'un arbrisseau qui a environ un pied de haut, qui croît en plusieurs endroits du Levant, & même en Europe.

 

 

 

 

 

 

 


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Pomet décrit trois sortes de Sené que nous distinguons en Sené de la Palte ou d'Alexandrie, en Sené de Tripoly, & en Sené de Moca, ce dernier, que les colporteurs appellent Sené de la pique, ne devait en aucun cas être utilisé, n'étant propre à rien. Pomet conclut que le Sené est un excellent purgatif pour les humeurs crasses & glaireuses; il est aussi la base des ptisannes laxatives, comme aussi ces folicules qui sont préférées aujourd'hui au Sené. Toujours dans ce chapitre V, Pomet donne une description de la culture et du travail du Tabac, "ainsi appelé à cause qu'il s'en trouve quantité dans l'île de Tabaco, & à qui quelques uns ont donné le nom de Nicotiane, à cause de M. Jean Nicot Ambassadeur de France en Portugal, qui en a apporté le premier en France à la Reine, ce qui lui a fait donner aussi le nom d'Herbe à la Reine. Elle est appellée aussi Buglose antartique, à cause que cette herbe croît en grande abondance dans les Isles; & Herbe Sainte, à cause de ses  propriétez, & finalement Petun qui est le nom que les Indiens lui ont donné, & qui est son premier et véritable nom".

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Pomet poursuit longuement ensuite la description de la plante et de la façon de la cultiver. Il précise également que la vertu du tabac est d'être vomitif, purgatif, vulnéraire, cephalique & convient à l'apoplexie, paralysie, & aux cathares. il décharge le cerveau d'une limphe dont la trop grande quantité ou mauvaise qualité incommode cette partie : l'usage médiocre en fumée ou mâché convient dans les maux de dents, la migraine, les fluxions de tête, dans la goutte, les rhumatismes & autres causées par un dépôt d'humeurs glaireuses.. Le Sirop de Tabac est employé dans l'asthme & dans les toux opiniatres.

1-POMET020.jpgPomet décrit de très nombreuses autres plantes dont on utilise les feuilles : Berel, Coca, Alcana ou Cyprus, Cochenille, Corail, Coraline, Eponges. Il consacre une page aux Scilles qui sont des Oignons qui nous sont apportés d'Espagne, où ils croissent en abondance, principalement des rivages de la mer ; Il en vient aussi en quantité en Normandiesur tout auprès de Quilboeuf, à dix-huit lieuës par de-là Rouen.. On estime les Scilles principalement le coeur, être un poison, c'est pourquoi quand on veut s'en servir on les fend en deux, et on rejette les feuilles sèches et le coeur, & le milieu on l'expose à l'air, & quand elles sont sèches on en fait le vinaigre & le miel ; et pour la Thériaque on en fait de même, mais au lieu de les exposer à l'air, on les couvre de pâte, & on les fait cuire au four, surtout quand c'est pour en faire des trochisques, ainsi qu'il est décrit dans plusieurs Pharmacopée.




 

1-POMET021.jpgLe Livre sixième de Pomet concerne les fleurs.

C'est un chapitre plus court et moins illustré que les autres. Pomet défini les fleurs comme des Boutons épanouis de diverses couleurs et grosseurs, que poussent les végétaux, & d'où naissent  & sortent leurs fruits & leurs graines.... Le mot fleur vient du mot Grec Phlox, & du Latin Flos ou Flamma, qui signifie Flamme, en ce que l'on prétend que les fleurs représentent une espèce de flamme. Parmi les fleurs décrite dans l'ouvrage, on trouve la Rose de Provins, fleurs d'un rouge foncé & velouté, que l'on nous apporte de Provins, petite ville à dix-huit lieuës de Paris. Les Rose de Provins sont des fleurs fort estimées de tous le monde, à cause qu'elles sont très astringeantes, & fort propres pour fortifier les nerfs, ou autres parties du corps affaiblies, soit pour foullure ou détorse, après avoir bouillies dans de gros vin, ou dans de la lie de vin ; elles ont beaucoup d'usage dans la Médecine, en ce qu'elles entrent dans plusieurs compositions Galéniques.

 

 


1-POMET022.jpgLe septième et dernier chapitre du premier tome de l'oeuvre de Pmoet est consacré aux fruits et "tout ce qui sort des Herbes , Arbrisseaux, Sous-Arbrisseaux, & même des Arbres immédiatement après les fleurs". C'est un chapitre assez long où Pomet décrit un grand nombre de plantes, à commencer par le poivre auquel il consacre plusieurs pages. Les illustrations sont également nombreuses. On voit ici l'exemple du poivre d'Etiopie et le poivrier de Thevet.
 
 Pomet distingue le poivre blanc, dont l'usage, dit-il, est trop répandu pour s'y arrêter ; et le poivre noir qui n'a pas d'autre usage que le blanc, il est aussi d'usage en Médecine , à cause qu'il est chaud, dessicatif, incisif, attenuant, aperitif, stomachal, & febrifuge, donné dans l'eau de vie avant l'accès des fièvres intermittentes. On l'emploie pour remettre l'aluette, & il entre aussi dans plusieurs compositions chaudes, comme la Thériaque & autres.




1-POMET023.jpgAutre plante de ce chapitre des fruits : le Girofle, qui est à proprement parler, la fleur endurciue de certains arbres, note Pomet. Il se livre à une analyse de la culture géopolitique du Girofle, très commun aux iles des Moluques : mais depuis quelques années, les Hollandais ne pouvant empêcher les Anglois, les Portugais & Nous d'y aller, & d'en apporter du girofle, il se sont avisez pour se conserver et se rendre suels les maîtres de cette marchandise, d'en arracher tous les arbres, & de les transporter dans l'Isle de Ternate, & par ce moyen, il faut que les autres Nations achetent d'eux le Girofle, n'en pouvant avoir ailleurs. Quant au Girofle Royal, Pomet indique que l'arbre qui porte le fruit est unique au monde & ne se trouve "qu'au milieu de l'Isle de Massia, aux Indes Orientales, où il est appellé des habitants de l'Isle Thinca-Radai. Ce fruit est tellement révéré du Roy de l'Isle, qu'il le fait garder par ses soldats, afin que personne n'en ait que lui. On prétend aussi que lorsque cet arbre est chargé de ses fruits, les autres arbres s'inclinent devant lui comme pour lui rendre hommage, & pour lui faire honneur...

 


1-POMET024.jpgD'autres fruits sont largement décrits par Pomet : Muscade, Caffé, Cacaos, Vanilles, Acajoux, Jujubes, Palmier, Dattes, Coque du Levant, etc... Il décrit aussi la Coloquinte, fruit de la grosseur de nos pommes de rainettes, qui croît sur une plante rempante, qui a ses feuilles vertes, assez approchantes de celles du concombres. La Coloquinte est une drogue la plus amère, & la plus purgative qu'il y ait dans la Médecine ; c'est pourquoi il ne faut s'en servir qu'avec de grandes précautions, & surtout rejetter les pepins.... On s'en sert pour l'apoplexie, la létargie, la goutte, les Rhumatismes. On fait aussi un extrait de Colloquinte qui est employé & convient pour les maladies cy-dessus. Pomet indique enfin que certains apothicaires se servent des pépins "après les avoir réduites en poudre pour mettre dans les compositions purgatives , sur-tout dans le Lenetif commun, ce qui est un grand abus, & un très méchand remède. Pour ce qui est des Colporteurs ou faiseurs de Bernez, ils ne savent ce que c'est que d'employer  de la Coloquinte , ne se servant que des pepins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[Traduzione di Massimo Cardellini]

 

 

 

E.-H. Guitard

 

 


LINK al post originale:

L'Histoire des Drogues de Pierre Pomet

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5 marzo 2010 5 05 /03 /marzo /2010 14:05

L’erbario manoscritto di Paolo Boccone è oggi conservato nel manoscritto 2039 (olim 27) del fondo antico della BIUM (Bibliothèque interuniversitaire de Médicine).

Il documento è composto di due parti distinte di cui non è certo che siano state concepite dal loro autore come interdipendenti l’una dall’altra.

 

 

 

Paolo Boccone e la sua opera botanica

 

 

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Ritratto di Paolo Boccone in un incisione anonima del 1697.

 

boccone--01.jpgNato a Palermo nel 1633, Paolo Boccone è originario di una famiglia di Savona, in Liguria. Compie i suoi studi in Sicilia, li orienta molto presto verso la storia naturale e intraprende numerosi viaggi sia in Italia sia nel resto d’Europa. Le sue spedizioni lo conducono a raccogliere erbe in Sicilia dapprima, poi in Inghilterra, in Scozia, in Olanda, in Belgio, in Germania sino alla frontiera russa.


boccone--02.jpgIn Francia, è la sua amicizia con Boudelot, allora medico particolare del gran Condé, che lo conduce probabilmente a Chantilly. I suoi lavori sono conosciuti da tutta l’Europa scientifica e lodati da Tournefort e Jussieu. Gli si riconosce soprattutto il merito di aver partecipato alla promozione della patata, come pianta alimentare. I suoi lavori sui coralli, la sua descrizione dell’Etna gli hanno egualmente valso l’approvazione dei suoi contemporanei.


Paolo Boccone prende l’abito cistercense nel 1682; rientra in Italia alla fine della sua vita e muore in Sicilia nel 1707.  Sembra che lavorasse allora ad una storia naturale della Corsica che non è mai stata pubblicata.


boccone--03.jpgSul suo passaggio a Parigi, si hanno a disposizione pochi indizi. I migliori di essi sono offerti da un testo del naturalista stesso, pubblicato in allegato delle Recherches et observations curieuses sur la nature du corail blanc et rouge, vray de Dioscoride[Ricerche e osservazioni curiose sulla natura del corallo bianco e rosso, vero di Dioscoride], pubblicato nel 1671.

Quest’opera è composta da diverse lettere concernenti soggetti sui quali il naturalista aveva lavorato: la natura del corallo, quella del pesce xiphias (pesce spada), diversi problemi di mineralogia. A questo primo insieme, bisogna aggiungere una lettera indirizzata a Boudelot relativa all’eruzione dell’Etna ed un’ultima opera in forma di dialogo tra un signore di Corte, non nominato e Boccone stesso.


boccone--04.jpgLo scopo di questo testo prezioso è incontestabilmente quello di presentare l’autore e deve servire da argomento pubblicitario. Termina inoltre con la promessa di una raccomandazione ad Antoine Vallot, presentato come grande conoscitore di cose della natura e come potente personaggio della Corte, potenzialmente utile per un ricercatore italiano.

  

Questo testo dà un’idea molto giusta di quel che potevano essere le attività naturalistiche di un botanico a Parigi, intorno al 1670. Apprendiamo innanzitutto che Boccone si trova bene a Parigi e che cerca di rimanervi, con la riserva di ottenere qualche sussidio da un qualunque mecenate. È giunto con molte raccomandazioni di eminenti personaggi, sia italiani sia francesi, ricercatori naturalisti o semplici uomini di lettere. Ma l’essenziale dell’esposizione verte sulle conferenze che Paolo Boccone dà a casa sua. Queste conferenze sono destinate ai medici come ai semplici perso “curiose ed intelligenti nello studio della botanica”.

  

boccone--05.jpgIl funzionamento di ciò che chiameremo forse oggi un seminario è allora descritto con il programma: “ognuno potrà portare sino a mezza dozzina di piante fresche o secche per farle esaminare; devono essere scelte tra le più strane e le più rare, quelle comuni non valendone la pena di essere ricercate. E poiché il tempo non permetterà di esaminare in una conferenza tutte quelle che potrebbero essere portate e che ognuno vorrebbe che si esaminassero le sue, si tirerà a sorte per sapere quali saranno le prime esaminate, poi si passerà al secondo ed al terzo in seguito, come deciderà la sorte del biglietto (…). Avrò due blocchi di carta bianca per il servizio della Conferenza, in uno dei quali si scriverà tutte le opinioni e tutti i nomi dati alle Piante e nell’altro si riporrà la pianta stessa al naturale e ciò per poter confrontare nel primo libro con la pianta del secondo; e lo sforzo che impiegheremo sarà utile per tutta la durata dell’Assemblea. Per impedire che non vi siano difficoltà nella Conferenza ed evitare la confusione nelle voci dell’Assemblea, vi saranno otto penne, delle quali ognuno potrà servirsi per mettere per scritto la propria opinione e quando la cosa sarà fatta e registrata, si cancelleranno gli scritti particolari di ognuno, perché il nostro obiettivo non tende che a chiarire le Piante oscure e sconosciute e non a tacciare di ignoranza le persone di studio che potranno ritrovarvisi”.


boccone--09.jpgQueste conferenza rivelano una pratica di insegnamento di cui Boccone è molto pratico. Lo stesso testo ci informa che egli ha insegnato la botanica a delle “dame di rango” a Lione e ad alcuni gentiluomini in Italia. Il seminario parigino si riunisce due volte al mese il giovedì. Il carattere pubblicitario di questo testo è assolutamente incontestabile: l’autore stesso precisa nelle prime righe che non fa che riprendere in contenuto di un opuscolo il cui scopo dichiarato era , di attirare, in qualche modo, i clienti.


Ma per abile che sia la procedura, è lungi dall’essere unica. Le raccomandazioni di cui Paolo Boccone si avvale nel suo testo ne testimonia ampiamente. Il naturalista offre due serie di nomi di personaggi dai quali è vivamente raccomandato o da cui spera dei favori: “Ho apportato molte lettere di raccomandazioni a Parigi e tra altre, ne ho portata una di Monsignor de Valencé, gran priore di Francia a Malta ed un’altra del Signor Gornia, oggi primo medico di Monsignor il Granduca di Firenze: come anche del Signor Viviani gran matematico, del Signor Migliarini medico a Firenze”.


boccone--06.jpgI nomi avanzati da Paolo Boccone sono in effetti molto spesso quelli di persone di potere o di uomini di scienza in vista. L’abate Denys, è il professore reale di idrografia a cui si devono dei trattati di navigazione. Antoine Vallot, è il primo medico del re dopo essere stato medico di Anna d’Austria e di Fouquet. I suoi biografi precisano inoltre che ha ricoperto la direzione del Jardin des Plantes. Jacques Rohaultè l’autore di un trattato di fisicain cui applica il metodo del ragionamento cartesiano. È anche un amico di Molièree dava nella sua abitazione delle conferenze pubbliche sulla fisica. Jean Maury, ecclesiastico nato a Tolosa, ne dava anche lui ma su questioni letterarie, la stessa cosa faceva Henri Justel.




 

La pratica dell’erborizzazione

 

boccone--10.jpgLa pratica dell’erborizzazione ha dovuto essere una costante delle attività di tutti coloro che si interessavano professionalmente alle piante dalla più remota antichità. La ricerca della radice che nutre o delle foglie che curano suppone che si vada nella natura a cercare le piante.


La pratica dell’erborizzazione deriva, a partire dal Rinascimento, da una logica un po’ diversa. Si tratta meno di partire alla ricerca di erbe già note a fini puramente utilitari che di osservare la realtà di un tappeto vegetale in un determinata regione. Lo scopo, qui, partecipa della descrizione del reale, della necessità di inventariare e parte dalla cosa per approdare alle parole.


Nella prima metà del XVI secolo, questo sguardo abbastanza nuovo sulle piante è accompagnato dalla messa a punto, in Italia, della procedura di disseccamento delle piante che permette la costruzione di erbari secchi. Si considera generalmente che il processo è stato codificato da Ghini, botanico toscano nato negli ultimi anni del XV secolo. La maggior parte dei naturalisti importanti della seconda metà del XVI secolo sono suoi allievi: da Aldrovandi a Cesalpino, da Matthioli ad Anguillara.


boccone--11.jpgI più antichi erbari che si conservano oggi datano di quest’epoca: segnaliamo quelli di Jean Girault conservato al Museo di Storia naturale di Parigi; quello di Cesalpino conservato all’Orto Botanico di Firenze; quello di Aldrovandi conservato all’Erbario dell’università di Bologna. Sul lato delle spedizioni botaniche, le testimonianze non mancano per provare l’importanza che riveste nello spirito dei ricercatori del Rinascimento, lo sguardo diretto posto sulle piante. I racconti di viaggiatori, nell’antico come nel nuovo mondo sono pieni di osservazioni sulle piante.


Anche in Europa, è facile mostrare quanto si sviluppanole spedizioni esplorative degli ambienti naturali. È Gesner, che scrive nella prefazione da lui scritta al lexicon di David Kyber che la nomenclatura bilingue così costituita permetterà agli studenti di orientarsi nella natura; Giovanni Pona, Francesco Calzolari e Ulisse Aldrovandi organizzano una spedizione nella regione di Monte Baldo, vicino a Verona da cui redigono tre resoconti; Matthias de l’Obel e Pierre Pena esplorano la Provenza, mentre il botanico di Arras, Charles de L’Ecluse, descrive le piante dell’intera Europa dall’Ungheria alla Spagna. Gli esempi di queste spedizioni botaniche sono, come si vede, numerose.

Durante il XVII secolo, le spedizioni botaniche sono diventate correnti. Le biografie di Boccone mettono l’accento sulla costante preoccupazione del naturalista di cercare sistematicamente delle piante che non sono state ancora descritte o altre per le quali esistono ancora delle controversie per quanto concerne la loro identificazione.


 

Il Quaderno di Chantilly

Descrizione del documento

 

boccone--12.jpgLa prima parte del manoscritto 2039 è un quaderno di piccolo formato che porta, di mano che potrebbe essere quella di paolo Boccone stesso, il resoconto di una arborizzazione condotta nei giardini del castelloo di Chantilly nel 1671. La carta utilizzata reca delle filigrane che ritroviamo anche nell’erbario: bisogna concludere da questo fatto si ache Paolo Boccone conservava una riserva di fogli di carta, probabilmente di origine italiana, nel 1671, sia che i tentativi di impressione delle piante a partire da esemplari essiccati si è estesa nel tempo tra 1665, data più alta confermata dall’utilizzazione delle lettere e 1671, data bassa offerta dal quaderno. La conservazione dei due documenti nello stesso insieme non permette di scegliere tra le due ipotesi.


Se l’erbario presenta un doppio interesse per la storia delle tecniche e per quella della scienza, il quaderno di Chantilly deve essere interpretato alla luce delle informazioni concernenti la storia della botanica nel XVII secolo. Il testo si presenta come una serie di nomi di vegetali, forniti in nomenclature spesso più antiche di quelle usate nell’epoca in cui lavora il botanico siciliano.

Il riferimento più antico rinvia all’opera pubblicata da Bock (Tragus in latin) nel 1552; le altre riguardano opere per la maggior parte composte da naturalisti della metà della generazione precedente traq i quali figurano dei nomi molto famosi come Charels de L’Escluse, Mathias de L’Obel, Leonard Fuchs o Pietro Andrea Matthioli.


boccone--13.jpgIl riferimento all’erbario di C, Bauhin era prevedibile: il Pinaxdel botanico svizzero è in effetti uno dei testi fondamentali sulle piante. Si presenta come una nomenclatura che offre al lettore ed al ricercatore delle equivalenze esatte con i nomi di piante utilizzate dai botanici del Rinascimento. Il Pinax non costituisce un erbario nel senso stretto del termine: non offre né descrizione, né immagine delle piante considerate. Deve essere letto, in compenso, come uno dei più grandi sforzi consentiti al Rinasciemnto per uniformare e mettere in ordine il campo della fitonimia.


boccone--14.jpgL’utilizzazione della Historia Plantarumdi Jean Bauhin, pubblicata nel 1650 da suo genero Cherler, non presenta più aspetti particolarmente stupefacenti. Benché si tratti di un’opera ampiamente dipendente dallo stato della riflessione botanica degli annni 1580, non era stato pubblicato che recentemente al momento in cui Boccone raccoglie le sue piante.


Il ricorso al commento di Matthioli su Dioscorideproviene da una logicamolto diversa. Questo commento, la cui prima edizione italiana era stata pubblicata nel 1544, ha beneficiato per tutto il XVI secolo di molte edizioni e di traduzioni. Il contenuto del commento è costantemente arricchito durante le diverse edizioni: testimonianza di una riflessione scientifica in movimento che si nutre nel contempo della meditazione sulle fonti antiche e di elaborazione. 

 


LINK:

http://www.bium.univ-paris5.fr/boccone/debut2.htm

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