Storia dell'arte medica e farmacologica di tutte le culture e tempi in relazione alle conoscenze tecniche e scientifiche delle rispettive epoche.
Storia generale delle droghe - Volume II
Il secondo volume dell'opera di Pomet si apre con il Libro I dedicato alle Gomme. Si distinguono, egli sostiene, due specie di Gomme: le Gomme acquose e le Gomme resinose. Vi sono alcuni che ne aggiungono una terza e che essi chiamano irregolari che presentano delle difficoltà a dissolversi nell'acqua e nell'olio, come la Mirra o il
Le deuxième tome de l'oeuvre de Pomet s'ouvre sur le Livre I consacré aux Gommes On distingue, dit-il, deux sortes de Gommes : les gommes aqueuses et les Gommes résineuses. Il y en a qui y ajoutent une troisième, qu'ils nomment irrégulières qui ont de la peine à se dissoudre dans l'eau et dans l'huile, comme la Myrrhe ou le Benjoin. Le premier chapitre s'ouvre sur la Manne, dont Dieu nourrit les Israélites dans le désert, et se poursuit avec la Gomme-Gutte, puis la Gomme Arabique. "La Gomme Arabique, Thebaïque, Sarracene, de Babylone ou Achantine, ou d'Acacia d'Egypte, qui est le nom des arbres qui la portent, est une Gomme blanchâtre en petites larmes, qui découle de plusieurs petits arbres fort épineux, dont les feuilles sont si petites, qu'à peine les pourroit-on compter, qui se trouvent en quantité dans l'Arabie Heureuse, d'où elle a tiré son nom. cette Gomme nous est apportée en France par la voye de Marseille".
Pomet rapporte les propos de Sieur le Maître de janvier 1694 : "C'est des Maures que nous avons la gomme Arabique ; ils la ceuillent dans les Deserts de la Lybie intérieure. Elle croît aux arbres qui la portent, comme celle qui vient aux Cerisiers & aux Pruniers en France. ils la viennent vendre un mois ou six semaines avant l'inondation du Niger".
Parmi les nombreuses Gommes décrites par Pomet, ce dernier évoque le Camphre, résine fort combustible, dit-il, venant darbres qui croissent en quantité dans l'Isle de Bornéo, & autres endroits de l'Asie, & même dans la Chine. Les habitans des lieux où croissent ces arbres, incisent les troncs, d'où il en sort une gomme blanche, qui se trouve au pied de l'arbre en petits pains, & qui est envoyée en Hollande pour y être rafinée. Pomet indique également que le Camphre guérit les inflammations des yeux, appaise la douleur de la brûlure avec de l'eau de Rose, de l'eau de Plantin ou de Morelle, il appaise la douleur de tête ; il est chaud naturellement et froid par accident comme le vinaigre... L'on tire du Camphre par le moyen de l'esprit de Nitre, une huile de couleur d'ambre, qui sert pour la carie des os.
Poursuivant ce très long chapitre sur les Gommes, Pomet en vient à décrire le Baume de Judée, que nous appellons ordinairement Opobalsamum, ou Baume d'Egypte, ou du Grand Caire. Jerico étoit autrefois le seul endroit du monde où croissoit le vrai Baume ; mais depuis que le Turc s'est rendu Maître de la terre-Sainte, il en a fait transpnater les arbrisseaux dans son Jardin de la Matarée au grand Caire, où ils sont gardez par plusieurs Janissaires, pendant que le Baume en coule.
Un de mes amis, précise Pomet, qui a été au Caire, m'a assuré que l'on ne pouvoit voir ces arbrisseaux, que par dessus les murs d'un Clos où ils sont, & dont l'entrée est défenduë aux Chrétiens. A propos du baume, il est presque impossible d'en pouvoir avoir sur les lieux, si ce n'est par le moyen des Ambassadeurs à la Porte, à qui le Grand seigneur en fait present, ou par le moyen des janissaires qui gardent ce précieux Baume.
Pomet poursuit ce Livre I avec un long passage sur le fameux Baume de M. le Commandeur de Perne et ses propriétés nombreuses : Il n'y a point de coup de fer ou de feu, pourvu que la playe ne soit pas mortelle, qu'on ne guerisse dans huit jours, en y mettant du baume...Pour la colique, ce Baume est admirable...Pour la Goutte, il est souverain... Pour le mal des Dents, il est merveilleux,etc.... Toujours dans le chapitre des Gommes, Pomet donne une longue description de la Therebentine, une liqueur visqueuse, gluante, résineuses, huileuse, claire & transparente. Nous vendons, dit-il, trois sortes de Therebentines : la Therebentine de Chio, la Therebentine du bois de Pilatre, & la Therebentine de Bourdeaux.
Pomet explique longuement les propriétés de ces Thérébenthines et indique que la seconde, la Thérébenthine de bois de Pilatre en Forêt (vendu faussement sous le nom de Thérébenthine de Venise) est la plus utilisée en raison de ses multiples propriétés. elle est en effet, selon Pomet, apéritive, vulnéraire, diurétique, nephretique, & employée pour la guérison des ulcères des Rheins & les gonnorhées, prise en bol depuis demie jusqu'à une dragme, & en lavement depuis demie jusqu'à une once. il faut la dissoudre avec quelques jaunes d'oeufs. Elle entre dans les baumes, onguents, emplâtres, & autres compositions galéniques.
Le Livre II de Pomet, après le chapitre des Gommes, traite le Suc."Le mot de Suc, signifie une substance liquide, qui fait partie de la composition des Plantes, & qui se communique à toutes les autres parties, pour servir à leur nourriture & à leurs accroissements ; le Suc est aux Plantes ce que le Sang est aux Animaux".
LINK:
http://www.shp-asso.org/index.php?PAGE=expositionpomet3